eh oui
Des open space accueillant 30 à 50 personnes voisinent avec des espaces “lounge“, des cafétérias, des espaces privatifs et de petites salles de réunion, dotés de mobilier design, une agora transformable et des cuisines high tech. Pour la détente, une salle de musique (“la boîte“), une terrasse et une cour-jardin bientôt équipée de barbecues, agrémentent le tout.
Finis les bureaux fermés, empilés en fonction de la position hiérarchique. “L’heure est à l’ouverture, à la transparence, à la transversalité et à la disponibilité“, confirme Elisabeth Pélegrin-Genel, architecte et psychologue du travail, auteur de plusieurs ouvrages.
Des open space accueillant 30 à 50 personnes voisinent avec des espaces “lounge“, des cafétérias, des espaces privatifs et de petites salles de réunion, dotés de mobilier design, une agora transformable et des cuisines high tech. Pour la détente, une salle de musique (“la boîte“), une terrasse et une cour-jardin bientôt équipée de barbecues, agrémentent le tout.
Finis les bureaux fermés, empilés en fonction de la position hiérarchique. “L’heure est à l’ouverture, à la transparence, à la transversalité et à la disponibilité“, confirme Elisabeth Pélegrin-Genel, architecte et psychologue du travail, auteur de plusieurs ouvrages.
Cette métamorphose s’accompagne d’un nouveau mode de management avec “plus d’exigence sur les objectifs mais plus de tolérance sur la façon de les atteindre“, résume Pierre-Franck Moley, membre du directoire d’Hopscotch. Mme Pélegrin-Genel pointe cependant “trois inconvénients majeurs: le silence, la perte de spontanéité, le risque de sectarisation“.
“Le moindre bruit devient
intolérable, les gens intègrent très vite qu’ils n’ont plus aucune
confidentialité et communiquent par messagerie“, explique-t-elle, en évoquant le cas des “managers de proximité, auparavant protégés par un bureau fermé, qui ont du mal à trouver leurs marques“.
Plus grave, selon elle, même si cela vaut “avant tout pour quelques start up” au public jeune, “le risque de sectarisation de l’entreprise“. Elle cite une étude très critique de Paul Saffo, enseignant d’engineering à Standford, sur Google qu’il présente comme “une religion que ses fondateurs tentent de faire passer pour une entreprise“.
“Il y a une réelle fascination pour
le fun, le cool apparent de ces start up, où même la nourriture est
formatée. Les jeunes veulent y entrer à tout prix. Tant qu’ils n’ont pas
de responsabilités familiales, cela correspond à leur mode de vie
idéal. Ils maîtrisent les nouvelles technologies et la
multicommunication et ont l’illusion de maîtriser aussi les décisions et
le contenu des échanges“, analyse-t-elle.
“L’espace de travail devient l’élément majeur d’un processus où vous travaillez nuit et jour avec le sourire“, ajoute-t-elle.

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